Les Groupes d’Intelligence Collective

En préparant ma participation à une conférence à l’automne dernier, je me suis demandé ce que je pouvais présenter qui ai du sens vis à vis de la période… Le titre de la conférence était: “manager en temps de crise”.
J’ai pensé présenter mon outil préféré: la Process Communication pour expliquer à quel point il pouvait être utile de mieux se connaître, mieux connaître les autres et savoir communiquer efficacement. Bien entendu tout cela est important mais était-ce réellement le moment de présenter ce sujet?
En travaillant à la présentation, j’ai trouvé que nous (acteurs du mondes de la performance des organisations), étions parfois timorés dans nos propositions. En dehors du coaching – formation – évaluation qui fonctionne parfois très bien, n’y avait-il pas une autre voie à explorer.
C’est comme cela que j’ai mis au point l’idée de proposer l’organisation de groupes animés par un professionnel et volontairement orientés vers la résolution de problématique par l’utilisation de phénomènes dynamiques bien connus sous leur noms usuels: Coopération, Soutien mutuel et Communication positive.
Pour faire plus marketing j’ai appelé cette méthode “GIC” ou Groupe d’Intetlligence Collective.
Méthodologie des GIC
La mise en place de cette méthode répond à l’élaboration d’un plan d’action prenant appui sur deux principes de fonctionnement d’équipe
1. Le principe des contrats
1.1 Le contrat de vision: Comment l’organisation répond à la pression de l’environnement
⇒ Le leadership fait part de sa vision à l’équipe
1.2 Le contrat de mission A: Comment l’équipe va aider l’organisation à atteindre ses objectifs stratégiques
⇒ Le management élabore, négocie et présente les objectifs de l’équipe
1.3 Le contrat de mission B: Comment l’équipe s’approprie la vision et les objectifs
⇒ La phase de négociation des objectifs accompagnée de l’élaboration des fiches de missions individuelles
1.4 Le contrat de coopération: Comment l’équipe s’organise pour réaliser les objectifs
⇒ La phase d’auto organisation, d’alliances inter personnelles et inter services,…

2. Le principe de discipline d’équipe
⇒ L’équipe dispose d’une raison d’être commune et pertinente qu’elle a aidée à formaliser
⇒ Elle dispose d’un set d’objectifs de performance collectifs et individuels découlant directement de la raison d’être commune
⇒ L’équipe est constituée de personnes ayant des compétences (techniques, sociales et personnelles) complémentaires
⇒ Elle est constituée d’individus fortement engagés sur le “comment” de la réalisation de l’activité, c’est à dire une approche commune
⇒ Les membres de l’équipe se considèrent comme mutuellement responsables de la performance globale
Au delà des principes, l’efficacité de ce type de pratique est démontrée depuis l’époque de la conquête Romaine. Alors que les armées de Rome parvenaient à soumettre toutes les populations, un groupe d’individus ne fut jamais conquis (cela vous rappelle sûrement une bande dessinée bien connue). Ces personnes étaient les adeptes d’un grand professeur de Bethlehem. Les historiens ont depuis découvert que l’une des raisons de cette capacité de résistance de ces compagnons résidait simplement dans leur habitude de se réunir toutes les semaines. Ils échangeaient à propos des difficultés rencontrées et se soutenaient mutuellement, s’appuyant sur les capacités et compétences mutuelles pour résoudre à la fois ce qui pouvait mettre en péril l’existence du groupe et celle d’un individu. Nous avons depuis récupérer cette pratique dans nos réunions hebdomadaires de services ou d’équipes. Les GIC sont un endroit où réapprendre cette ancienne pratique par l’expérience de l’obtention de résultats concrets. L’apport de l’intervenant extérieur dans ce cas sera de faciliter l’émergence d’une nouvelle pratique des réunions de services, à la fois d’un point de vue organisationnel (par exemple inviter des services connexes aux réunions d’équipe) et d’un point de vue relationnel en permettant aux participants de dépasser les habituels blocages nés de notre tendance naturelle à l’égo centration et à la compétition, barrières les plus fortes à la coopération. La coopération est à la base du soutien collectif, lui même critère n°1 de la survie de l’organisation sur le long terme.

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